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Perte du triple A et impact sur votre épargne

Publié le 8 décembre 2011 Par banqueo.fr

La AAA des pays européens est en sursis. Les six pays concernés ont été mis sous surveillance négative par l’agence de notation Standard & Poor’s. Mais est-ce qu’une dégradation de la note des États aurait un effet sur l’épargne des ménages ?

Si les « triple A » de la zone euro étaient rétrogradées, les pays concernés pourraient verraient mécaniquement leurs taux d’emprunt augmenter. Les épargnants pourraient alors supporter des moins value, notamment sur les SICAV obligataires. Par contre les détenteurs de fonds en euros ne sraient vraisemblablement pas impactés car le assureurs s’engagent généralement à garder les obligations jusqu’à leur terme. Le rendement de ces titres est connu à l’avance, et ne varie pas en cas de hausse des taux de nouvelles émissions obligataires.

Ceci dit en réalité un abaissement de la note n’est pas nécessairement synonyme d’une augmentation des taux car :
- Les marchés n’ont pas attendu une rétrogradation pour réagir .
- D’autres pays comme les USA ou encore le Japon ont par le passé connu une baisse de leur note, et empruntent pourtant à des taux plus bas que la France.

Pour les investisseurs de tous bords, le facteur politique pèsera autant que la notation pour rétablir la confiance.

Si en France les taux venaient donc à monter cela serait la résultante d’une réelle dégradation de la situation économique et financière du pays et pas nécessairement de la dégradation.

En ce qui concerne par contre le taux de rémunération des comptes et livrets d’épargne, il n’es pas indexé sur les dettes du pays. Par contre pour ce qui est des crédits immobiliers, étant indexés sur des obligations d’États, il n’est pas incongru d’imaginer que les banques pourraient répercuter les hausses sur les crédit des ménages.

Une chose est dorénavant certaine, si un des 17 Etats de la zone euro voyait ses taux d’emprunt augmenter, il serait forcément conduit à une politique d’austérité budgétaire bien plus marquée qu’actuellement, ce qui pourrait mécaniquement handicaper les entreprises et affecter les marchés boursiers.